Dévot d'elle

Mon ancien recueil "Dévot d'elle" est toujours disponible chez Hypallage Editions.

Merci !

Extraits :

Aujourd’hui :

Suis-je hibou aujourd’hui
Nocturne hibou candide
Suis-je l’oiseau de minuit ?

Aujourd’hui hibou je suis
Candide hibou nocturne
Minuit de l’oiseau je suis.



La dédicace :

 Je signe une dédicace
À l’aise dans mes crocos
Dans le restaurant Ducasse
Au grand peintre Chirico

À l’aise dans mes crocos
Je signe une dédicace
Au grand peintre Chirico
Dans le restaurant Ducasse

Au grand peintre Chirico
Dans le restaurant Ducasse
À l’aise dans mes crocos
Je signe une dédicace


etc.

Un été

Je ne demande pas d'honneur particulier.
Simplement un fusil et sa balle dorée,
Pour qu'enfin, un été, mon crâne fou à lier
Peinturlure les murs de ma chambre carrée.

Plenitude

Lorsque je serai mort, je pourrai visiter
Marchant tranquillement, tous les vastes musées.
Mon esprit tournoyant, joyeux, sans hésiter
Plongera parmi l'Art, loin des tombes usées.

En ces champs toujours verts

En ce champ bucolique où les prés sont tout verts
J'aperçois pianos et guitare d'Orphée.
Il me joue un refrain et mon cœur est ouvert.
Il me joue un couplet, et l'herbe est décoiffée.

En ce champ bucolique où les prés sont très verts,
Le sapin de fleurs rit et je pleure de joie.
Le téléphone sonne et le cri des hivers
Me retinte à l'oreille, effrayant comme une oie.

Je n'ai jamais trouvé les buts de l'Univers...
Malgré tout, l'écureuil se cache au fond de l'arbre.
Va-t'en ! ô écureuil zigzaguant de travers !
En ces champs toujours verts, Orphée était de marbre.

Dessiner le soleil

Et je dessine le soleil
Au milieu du champ lorsque l'aube
Commence à tenir son conseil.
J'aime le goût du vin à l'aube.
Et je dessine le soleil.

Nous partirons à l'aventure
Avec un ami : le soleil
Et nous peindrons cette sculpture
Que forme le ciel à l'éveil.
Et je dessine le soleil.

Du bon temps tu te remémores
Les jours passés sous le soleil.
Tu es belle face aux aurores.
Et je dessine le soleil.

Quand j'eteins la chanson

Quand j'éteins la chanson qui berce le foyer,
Elle me prend en haine et casse mon audace.
Elle hurle et mes pleurs ont beau se déployer,
Je la rallume donc, las de ce face à face.

Dix ans de bonheur

Assis et fatigué, vieux comme la Seine, j'écoute cette voix robotique.
Je t'attends comme on attend 2080, avec impatience et furtivité.
Je t'aime parce que tu seras mienne en 2080, jusqu'en 2090, où nos os se sépareront de vieillesse.